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- Une première dans la région : le Royaume annonce la réussite d'une implantation cochléaire par le biais de la technologie à la main robotisée
Une première opération de ce type dans la région vient d’être réalisée à l’hôpital universitaire Roi Abdulaziz : une implantation cochléaire réussie par le biais de la technologie à la main robotisée. Cet acte est décrit comme inédit dans la région, illustrant une avancée médicale importante pour la chirurgie auditive en Arabie Saoudite. L’utilisation d’un bras robotisé permet une précision accrue, une réduction du traumatisme chirurgical et une meilleure préservation des structures internes de l’oreille, offrant des résultats post-opératoires améliorés et ouvrant la voie à des traitements plus évolués pour les patients atteints de surdité sévère. La chirurgie robotisée de l’implant cochléaire, à la pointe de l’innovation, est déjà pratiquée dans de grands centres hospitaliers européens et français, mais l’opération réalisée à l’hôpital Roi Abdulaziz marque la première du genre dans cette région. Cela positionne l’hôpital comme pionnier dans ce domaine, tout en contribuant au développement de l’expertise régionale en technologie médicale avancée.
- L’aéroport international de la mer Rouge : Un hub dédié au tourisme de luxe
L’aéroport international de la mer Rouge (Red Sea International Airport, RSI) est un projet phare de l’Arabie Saoudite, conçu pour être la porte d’entrée d’une destination touristique de luxe et durable, The Red Sea, située sur la côte ouest du pays. Développé par Red Sea Global (RSG), une entité soutenue par le Fonds d’Investissement Public saoudien (PIF), cet aéroport incarne les ambitions du plan Vision 2030, qui vise à diversifier l’économie saoudienne en promouvant un tourisme haut de gamme respectueux de l’environnement. Inauguré en septembre 2023 pour les vols domestiques et accueillant ses premiers vols internationaux en avril 2024 (depuis Dubaï via flydubai), RSI est bien plus qu’un simple aéroport. Conçu par le cabinet d’architecture Foster + Partners, il se distingue par son design inspiré du désert, des oasis et de la mer, offrant une expérience de voyage fluide et luxueuse. Avec une capacité prévue d’un million de passagers par an d’ici 2030 et un débit maximal de 900 passagers par heure, RSI est pensé comme un « aéroport boutique », centré sur le confort et l’excellence pour les voyageurs. L’aéroport propose des innovations telles que : Un système de bagages intelligent : les bagages des voyageurs sont directement acheminés vers leurs resorts, éliminant le besoin de passer par les tapis roulants traditionnels. Check-in à distance : les clients des hôtels de luxe peuvent effectuer leur enregistrement depuis leur lieu de séjour, réduisant ainsi les temps d’attente à l’aéroport. Pods décentralisés : le terminal principal est divisé en cinq « pods » indépendants, chacun intégrant sécurité, immigration et douanes, permettant un traitement rapide (les passagers peuvent quitter l’aéroport en moins de six minutes après l’atterrissage). Un engagement fort pour la durabilité RSI se positionne comme un modèle de durabilité dans l’aviation. L’aéroport fonctionne à 100 % à l’énergie renouvelable, dû à 700 000 panneaux solaires et à l’une des plus grandes installations de stockage par batterie au monde (1 200 MWh). Il vise la neutralité carbone et ambitionne d’obtenir la certification LEED Platinum, la plus haute distinction pour les constructions écologiques. D’autres initiatives incluent : Carburant d’aviation durable (SAF) : RSI est le premier aéroport saoudien à proposer du SAF, importé via Neste et distribué par APSCO, avec un mélange pouvant atteindre 35 %. Transport écologique : tous les véhicules au sol, y compris une flotte de plus de 100 véhicules électriques, sont alimentés par des énergies renouvelables. Des services de navettes par hydravions (via Fly Red Sea) et des projets d’intégration de technologies comme les eVTOL (aéronefs électriques à décollage vertical) renforcent cette approche. Préservation environnementale : seule 1 % de la zone désignée pour The Red Sea sera développée, avec des programmes de protection des récifs coralliens, de restauration des mangroves et de préservation de la faune marine, visant un bénéfice net de conservation de 30 % d’ici 2040. Un accès stratégique au projet The Red Sea Situé à 90 km au sud d’Al Wajh, RSI dessert une zone touristique de 28 000 km² comprenant plus de 90 îles, dont seulement neuf seront développées. The Red Sea abrite des resorts de luxe comme Six Senses Southern Dunes, The St. Regis Red Sea Resort et Nujuma (Ritz-Carlton Reserve), ainsi que des projets comme Shebara Resort et Desert Rock. L’île principale, Shura, accueillera 11 hôtels de marques internationales et un parcours de golf unique. L’aéroport est stratégiquement positionné : à moins de trois heures de vol pour 250 millions de personnes et à huit heures pour 85 % de la population mondiale, facilitant l’accès depuis l’Europe, l’Asie, l’Afrique et le Moyen-Orient. Actuellement, Saudia, flydubai et flynas opèrent des vols depuis Riyadh, Jeddah, Dammam et Dubaï, avec des discussions en cours pour des liaisons vers l’Europe (Londres, Francfort, Paris) et d’autres régions. Une expérience de voyage repensée RSI se distingue par son approche « guest-centric », comparant l’expérience à celle d’un hôtel de luxe. Les passagers bénéficient de salons premium gérés par Plaza Premium Group, de services de restauration haut de gamme et d’une connectivité fluide vers les resorts via des hydravions, des yachts de luxe ou des véhicules électriques. L’objectif est de minimiser les frictions et de maximiser le confort, avec une attention particulière portée à la personnalisation et à l’intimité. L’aéroport international de la mer Rouge est bien plus qu’un hub aérien : il incarne une nouvelle ère de tourisme durable et haut de gamme, alignée sur les objectifs ambitieux de l’Arabie Saoudite pour 2030. Avec son ouverture complète prévue pour fin 2025, RSI promet de devenir une référence mondiale en matière d’excellence environnementale et d’hospitalité de luxe.
- Le carnaval des dattes de Buraidah
Le Carnaval des dattes de Buraidah est un événement exceptionnel qui se déroule chaque année à Buraidah, dans la région d'Al Qassim, au centre du Royaume d'Arabie Saoudite. Il est considéré comme le plus grand carnaval annuel dédié aux dattes au monde. Importance économique et sociale Plateforme d’échanges : Le carnaval attire des agriculteurs, acheteurs et commerçants issus de tout le Royaume et même des pays du Conseil de coopération du Golfe. Plus de 800,000 visiteurs y ont participé lors de l’édition précédente, soulignant son impact majeur sur l’économie locale. Chiffres clés : Les ventes annuelles dépassent 3,200,000,000 riyals saoudiens (environ 85 millions de dollars). En moyenne, 2,000 véhicules transportant des dattes arrivent chaque jour sur le marché. Variétés : Plus de 100 variétés sont exposées, principalement la Sukkari, très prisée, mais aussi Khalas, Suqai, Wannana, Barhi, Shaqra, Majdool et bien d’autres. Activités et animations Expositions sur les industries de transformation des dattes et artisanat autour du palmier. Soirées culturelles : Poésie, patrimoine local. Programme familial : Espace dédié aux enfants, dessin, animations diverses pour divertir tous les publics. Participation communautaire : Inclusion des familles productrices, mise en avant du travail des jeunes du secteur, et implication d’organisations gouvernementales, sociales et caritatives. Organisation et supervision Le carnaval est organisé par le Centre national des palmiers et des dattes, en collaboration avec le ministère de l’Environnement, de l’Eau et de l’Agriculture, sous la supervision du gouvernorat d'Al Qassim. Une équipe de contrôle qualité inspecte toutes les dattes afin de garantir le respect des normes de consommation. Dates et actualité Pour 2025, le carnaval a été lancé début août et se poursuit jusqu’au 9 octobre, au cœur de « la ville des dattes ». Pourquoi ce carnaval est-il unique ? Il s’agit d’une vitrine internationale pour les dattes saoudiennes, qui sont reconnues pour leur qualité et exportées dans plus de 100 pays. Les dattes, élément central du régime alimentaire et de la tradition saoudienne, sont mises à l’honneur à travers des activités, concours et échanges de savoir-faire. Le Carnaval des dattes à Buraidah incarne le dynamisme agricole, la richesse culturelle et le potentiel économique de la région d'Al Qassim. Il constitue une véritable fête populaire et commerciale, où se mêlent traditions, innovation et convivialité autour du fruit emblématique du Royaume.
- Saudia Airlines en discussion avancée avec SpaceX
Saudia Airlines, la compagnie aérienne nationale d’Arabie saoudite, est actuellement en discussions avancées avec SpaceX pour équiper l’ensemble de sa flotte de plus de 140 avions avec le service Internet satellitaire Starlink. Ces négociations, visent à offrir aux passagers une connexion Wi-Fi à haut débit en vol, marquant ainsi un des plus gros contrats de Starlink avec une compagnie aérienne à ce jour. L’accord, s’il se concrétise, positionnerait Saudia parmi les premières compagnies du Moyen-Orient à déployer Starlink, après Qatar Airways qui a déjà commencé à l’intégrer à sa flotte. Les coûts d’installation du matériel seraient situés entre 300,000$ et 500,000$ par appareil, en plus d’un abonnement mensuel par siège. Au plan stratégique, ce partenariat illustre l’ouverture de l’Arabie Saoudite à des technologies de connectivité de pointe et devrait transformer l’expérience des passagers, tout en renforçant la compétitivité de Saudia dans la région. L’approbation réglementaire du service Starlink pour les secteurs aérien et maritime en Arabie Saoudite a eu lieu en mai 2025, ouvrant la voie à ce type de collaboration. Le déploiement effectif de Starlink sur la flotte de Saudia dépendra néanmoins de la finalisation de l’accord et des éventuelles dernières validations réglementaires.
- Une citoyenne saoudienne sauve la seconde épouse de son mari
À Taif, à environ 90 kilomètres au sud de Makkah, une histoire remarquable s’est déroulée récemment : une citoyenne saoudienne nommée Noura Salem Al-Shammari, première épouse de Majed Baldah Al-Roqi, a sauvé la vie de la seconde épouse de son mari, Taghreed Awadh Al-Saadi, en lui faisant don de 80% de son foie. Taghreed souffrait d’insuffisance rénale chronique depuis des années et avait dû subir des séances régulières de dialyse, sans amélioration, malgré un séjour d’un an aux États-Unis pour y chercher un traitement. Lorsque la situation de santé de Taghreed est devenue critique, le mari a même envisagé de lui donner un de ses reins et avait confié à Nora (sa première épouse) la garde de leurs cinq enfants en cas de complication. Mais Noura a surpris toute la famille en décidant d’elle-même de donner une grande partie de son foie à sa co-épouse, “ uniquement pour l’amour l'agrément d'Allah ”. Les tests médicaux ont confirmé leur compatibilité, et la transplantation s'est déroulée avec succès, mettant fin à des années de souffrance pour Taghreed. Cet acte de générosité et de compassion a été largement salué en Arabie Saoudite et sur les réseaux sociaux, beaucoup y voyant un exemple rare de sacrifice, de Foi et d'humanité, capable de rapprocher une famille dans des circonstances inhabituelles. Les médias locaux et régionaux insistent sur la puissance du geste, le qualifiant de « pluie qui fait revivre le désert » et soulignant à quel point il va à l’encontre de nombreux stéréotypes associés aux relations entre coépouses dans la société saoudienne. Cette histoire illustre de façon exceptionnelle la capacité d’altruisme, de solidarité et de dépassement de soi, même dans des situations familiales complexes.
- L'Arabie Saoudite renforce la biosécurité marine pour protéger son économie bleue
Pourquoi la biosécurité marine est une priorité ? L'Arabie Saoudite a intensifié ses efforts pour renforcer la biosécurité marine, un enjeu stratégique pour la préservation de ses écosystèmes marins et la croissance de son économie bleue. Ce secteur est jugé crucial, puisqu'il devrait générer près de 22 milliards de riyals et créer 100,000 emplois d'ici 2030. Les actions et stratégies mises en place : Protection accrue des écosystèmes : Extension de la superficie des aires marines protégées, passant de 3% à 30% du littoral d'ici 2030, avec une attention particulière à la barrière de corail de la mer Rouge, la quatrième au monde. Recherche et innovation : Création de laboratoires spécialisés (regénération des coraux, culture de mangroves), renforcement de la coopération entre organismes publics et privés pour développer des solutions innovantes en matière de biosécurité marine et de transition énergétique. Soutien aux industries durables : Développement de l'écotourisme, de la pêche responsable, du dessalement durable et des énergies renouvelables, visant à porter celles-ci à 50% du bouquet énergétique national et à protéger les investissements dans le tourisme côtier. Gouvernance et coopération internationale : 48 initiatives ont été lancées pour équilibrer la croissance économique avec la préservation environnementale, conformément à la Vision 2030. L’Arabie Saoudite s’aligne ainsi sur les standards internationaux, participe à des conventions sur la sécurité et la pollution marines, et collabore avec des leaders mondiaux de la recherche et de l'industrie. Objectifs principaux Préservation et restauration des habitats marins (récifs coralliens, mangroves, faune locale). Développement social et soutien aux communautés côtières. Réduction de la pollution marine et augmentation de la résilience face aux aléas climatiques. Impact économique et environnemental La stratégie vise à positionner l’Arabie Saoudite comme leader mondial de l’économie bleue, à assurer la sécurité alimentaire par une pêche durable et à générer des retombées économiques significatives : à pleine capacité, certains projets comme celui de la mer Rouge pourraient ajouter jusqu’à 33 milliards de riyals à l’économie nationale et 120,000 emplois par an. En résumé, la politique renforcée de biosécurité marine en Arabie Saoudite représente un engagement holistique envers la préservation des ressources marines, la diversification économique et le développement durable des régions côtières, en s’appuyant sur l’innovation et la coopération internationale pour faire de la mer Rouge une référence en matière d’économie bleue.
- Le Royaume d'Arabie Saoudite répond fermement au plan israélien de réoccupation de Gaza
Le Royaume d’Arabie saoudite a condamné, ce vendredi 8 août 2025, dans les termes les plus forts et les plus véhéments, la décision des autorités israéliennes d’occuper la bande de Gaza. Communiqué officiel du Ministère saoudien des Affaires Étrangères en langue Arabe Dans une déclaration officielle du Ministère des Affaires Étrangères, Riyadh dénonce catégoriquement la persistance du gouvernement israélien à commettre des crimes de famine, des pratiques brutales et un nettoyage ethnique contre le peuple palestinien frère. L’Arabie saoudite critique également l’inaction de la communauté internationale face à ces violations, considérant que cela encourage l’impunité et les crimes de guerre. Les déclarations saoudiennes rejoignent celles d’autres pays arabes et organisations internationales qui qualifient la réoccupation de Gaza d’escalade de la catastrophe humanitaire et d’obstacle aux efforts de paix. Le Royaume appelle à une réaction ferme pour stopper ces violences, dénonçant le siège, la famine et les attaques systématiques contre le peuple palestinien et les infrastructures civiles. Cette prise de position fait suite à l’annonce officielle d’Israël de vouloir « prendre le contrôle » de la ville de Gaza et à l'aggravation de la crise humanitaire, avec de nombreux décès dus à la faim et à la malnutrition recensés par l’OMS et relayés par plusieurs médias internationaux.
- La malnutrition atteint des niveaux alarmants à Gaza
Le dernier bilan officiel des décès dus à la malnutrition et à la famine dans la bande de Gaza s’élève à 193 personnes , dont 96 enfants , selon les informations du Ministère de la Santé de Gaza publiées le 7 août 2025. Ce bilan inclut cinq nouveaux décès enregistrés au cours des dernières vingt-quatre heures. La situation reste extrêmement critique : la majorité des victimes sont des enfants, et les organisations humanitaires alertent sur une augmentation rapide des cas graves de malnutrition, avec un risque de mortalité élevé pour ceux qui ne peuvent pas accéder aux soins. Les agences de l’ONU redoutent que le nombre réel de décès liés à la malnutrition soit sous-estimé, car de nombreux enfants gravement touchés ne sont pas hospitalisés et ne figurent pas dans les statistiques officielles. La crise humanitaire dans la bande de Gaza a suivi une trajectoire de détérioration rapide et continue : Disparition des filets de sécurité alimentaire : Depuis la fin 2024 et la mise en place d’un siège quasi-total, l’entrée de l’aide humanitaire est restée extrêmement limitée malgré quelques réouvertures ponctuelles en 2025. Les stocks alimentaires locaux sont épuisés : l’agriculture, la pêche et les marchés locaux sont pratiquement à l’arrêt. Explosion de la faim et de la malnutrition : Selon l’ONU et le consortium IPC, deux des trois seuils de famine (consommation alimentaire, malnutrition aiguë) sont atteints dans tout le territoire : plus de 500,000 personnes vivent actuellement dans des conditions assimilables à la famine et les autres en état d’urgence nutritionnelle, notamment les enfants ; une personne sur trois ne mange pas pendant plusieurs jours d’affilée. Détérioration sanitaire et mortalité liée à la faim : Plus de 320,000 enfants de moins de cinq ans sont exposés à une malnutrition aiguë, des milliers présentant des formes sévères compatibles avec un risque de mortalité élevé. La hausse des décès liés à la faim est spectaculaire : 63 morts en juillet 2025, dont 25 enfants, et le bilan total (enfants et adultes) n’a cessé de grimper depuis mai. Déplacements massifs et insécurité permanente : Plus de 90% de la population a été déplacée au moins une fois. Les « zones sûres » ne représentent que 11–12 % du territoire et sont elles-mêmes bombardées ou soumises à de nouveaux ordres d’évacuation. Survivre implique de risquer sa vie pour chercher de quoi manger ou se soigner. Effondrement de l’aide humanitaire : Les restrictions, les attaques contre les convois, la destruction des routes et le chaos généralisé font que l’aide, même quand elle est autorisée, reste ponctuelle et en quantité très insuffisante pour enrayer la famine ou traiter la malnutrition à grande échelle. Points clés récents (été 2025) Juillet–août 2025 : La courbe des décès liés à la malnutrition s’emballe ; deux des trois seuils techniques de famine sont officiellement franchis. Selon le Programme alimentaire mondial, « la famine n’est plus une menace, elle est la réalité ». Réaction médicale et humanitaire : Les ONG et agences de l’ONU parlent désormais d’« anéantissement général du tissu social, sanitaire et alimentaire ». La mortalité indirecte (maladies, blessures, épidémies) est elle aussi, en forte augmentation et bien documentée. Situation d’août 2025 : La malnutrition et la famine continuent de provoquer des centaines de morts parmi les civils, principalement des enfants. L’essentiel de la population vit dans l’insécurité alimentaire aiguë, entassée dans des abris surpeuplés, sans solution à court terme et dans le chaos humanitaire permanent. La situation actuelle à G aza montre un continuum d’aggravation : les promesses de trêve ou de corridors humanitaires ne se sont pas traduites par un redressement significatif de la situation. La trajectoire est marquée par une crise humanitaire devenue une crise d’humanité : famine, déplacements forcés, effondrement du système de santé, et décès de plus en plus massifs liés à la malnutrition et à la privation délibérée de biens de première nécessité.
- Un homme inculpé du meurtre d'un étudiant saoudien à Cambridge
L’étudiant saoudien Mohammed Youssouf Al-Qasim, 20 ans, a été poignardé à mort dans la nuit du vendredi 1er au samedi 2 août 2025, dans le quartier Mill Park à Cambridge, Royaume-Uni, alors qu’il participait à un stage linguistique de 10 semaines à l’EF International Language School. Mohammed venait de Makkah et était décrit par sa famille comme un jeune homme enthousiaste et altruiste. Il possédait un comportement exemplaire avec ses proches ainsi qu'avec ses amis. Les faits selon les autorités La police a été appelée à 23h27 pour des rapports de violence. Mohammed a été retrouvé grièvement blessé et déclaré mort sur place à 0h01, malgré les efforts des secours pour essayer de le réanimer. L’incident a été qualifié d'attaque « non provoquée » par la police, qui ne donne pour l’instant aucun motif officiel. Un suspect principal, Chas Corrigan, 21 ans, originaire de Cambridge, a été arrêté et inculpé pour meurtre et possession d’un couteau en public. Un second homme, 50 ans, est également en garde à vue, soupçonné d’avoir aidé l’agresseur. Les deux suspects restent détenus pendant l’enquête. Corrigan a comparu devant un tribunal et doit comparaître devant la Cambridge Crown Court le mercredi qui suit le drame. Le criminel agresseur ne connaît pas l'étudiant saoudien et il n'y a eu aucune querelle antérieure entre eux. Sa mort a suscité l’indignation, sa famille ainsi que de nombreux internautes à travers le monde déclarant ne plus considérer le Royaume-Uni comme un pays sûr pour les étudiants et les touristes étrangers. L’école EF et l’ambassade d’Arabie Saoudite ont exprimé leur soutien à la famille et coopèrent avec les autorités britanniques. L’école a mis en place des séances de soutien psychologique pour les élèves et le personnel affectés. Les procédures de rapatriement du corps sont en cours, la famille étant arrivée à Cambridge pour suivre les démarches. L’enquête de police est toujours en cours et les motifs exacts du crime restent inconnus à ce jour. La police continue d’appeler d’éventuels témoins à se manifester.
- Huit pays membres de l'alliance de l'OPEP+ réaffirment leur engagement envers la stabilité du marché pétrolier
Lors d’une réunion virtuelle qui a eu lieu le 3 août 2025, huit membres clés – l’Arabie Saoudite, la Russie, l’Irak, les Émirats Arabes Unis, le Koweït, le Kazakhstan, l’Algérie et Oman – ont annoncé une nouvelle hausse de leur production collective de 547,000 barils par jour à partir de septembre 2025. Cet ajustement marque la dernière étape d’un retour sur le marché de 2,2 millions de barils par jour, précédemment retirés pour soutenir les prix face à la volatilité mondiale et à une demande incertaine. Depuis avril 2025, cette remontée de la production s’est faite de façon graduelle, avec des hausses mensuelles pour éviter toute perturbation brusque du marché. L’OPEP+ insiste sur la flexibilité de sa stratégie : les membres conservent la possibilité de suspendre ou d’inverser ces augmentations si les conditions de marché se détériorent, ce qui permet de réagir rapidement face à de nouvelles incertitudes économiques ou géopolitiques. L’objectif affiché est de préserver une trajectoire maîtrisée d’augmentation de l’offre, tout en continuant à soutenir la stabilité des prix du pétrole, avec le baril de Brent récemment stabilisé autour de 70 dollars – soit un niveau bien inférieur aux sommets observés en 2022, mais supérieur aux seuils du printemps dernier. L’OPEP+ a également renforcé ses mécanismes de surveillance et de conformité : chaque pays est tenu de respecter strictement ses quotas et de compenser tout excès de production enregistré depuis début 2024. Un suivi accru, notamment par le JMMC (Joint Ministerial Monitoring Committee), est prévu lors d’une prochaine réunion le 7 septembre 2025, pour veiller au bon respect de ces engagements et à la stabilité continue du marché. Ainsi, les pays de l’OPEP réaffirment leur rôle central dans la gouvernance du marché mondial du pétrole, conjuguant flexibilité et rigueur dans leurs ajustements pour soutenir à la fois producteurs et consommateurs, tout en demeurant prêts à réagir face à toute évolution majeure du contexte énergétique international.
- Forte mobilisation diplomatique face à la crise humanitaire en cours à Gaza
Depuis l’intensification de la crise humanitaire à Gaza, une mobilisation diplomatique inédite s’est organisée autour de la question palestinienne, notamment sous l’impulsion de l’Arabie Saoudite. Pressions diplomatiques saoudiennes Leadership régional : L’Arabie saoudite s’est positionnée comme un acteur central pour coordonner les efforts arabes et internationaux, s’opposant publiquement à tout projet de déplacement massif des Palestiniens et défendant le respect du droit international humanitaire. Initiatives et financements : Riyadh a annoncé un programme d’aide financière mensuelle pour atténuer la crise humanitaire à Gaza, tout en dénonçant le blocus israélien qui empêche l’acheminement de l’aide. Forum franco-saoudien : L’Arabie Saoudite et la France ont co-organisé la Conférence internationale de la reconnaissance d’un État palestinien indépendant pour aboutir à une solution à deux États et soutenir matériellement la reconstruction de Gaza. La pression sur les pays européens et occidentaux France : Suite aux pressions diplomatiques saoudiennes depuis un an, le président Emmanuel Macron a officiellement annoncé que la France reconnaîtra l’État de Palestine lors de la session de l’ONU en septembre 2025, devenant ainsi le premier pays du G7 à le faire. Cette décision s’inscrit dans sa volonté de soutenir la solution à deux États et de répondre à la détérioration de la situation humanitaire à Gaza. Royaume-Uni : Le Premier Ministre Keir Starmer a indiqué que le Royaume-Uni reconnaîtra l’État de Palestine en septembre 2025, sauf si Israël accepte un cessez-le-feu à Gaza, l'acheminement de l'aide humanitaire sans entrave et d’autres mesures substantielles. Cette reconnaissance reste donc conditionnelle à des progrès sur le terrain. Malte : Le Premier Ministre Robert Abela a annoncé que Malte reconnaîtra formellement l’État de Palestine lors de l’Assemblée générale des Nations Unies en septembre, soulignant son engagement en faveur d’une paix durable dans la région. Portugal : Le pays rejoint une dynamique internationale mais a annoncé, à la suite de démarches diplomatiques et de consultations internationales, qu’il envisage sérieusement de reconnaître l’État palestinien lors de la 80e Assemblée Générale des Nations Unies en septembre prochain. Le Premier ministre portugais Luís Montenegro a précisé que le gouvernement allait consulter les principaux partis politiques et le président du pays sur cette question, dans le but de finaliser la décision dans le cadre onusien en septembre. Canada : Le Premier ministre Mark Carney a confirmé l’intention du Canada de reconnaître officiellement la Palestine en septembre 2025, tout en exigeant des réformes démocratiques au sein de l’Autorité palestinienne, notamment la tenue d’élections excluant le Hamas. L'accélération de ces démarches par plusieurs pays occidentaux, souvent après des consultations internationales et des pressions diplomatiques, notamment sous l’impulsion de partenaires régionaux comme l’Arabie saoudite, s’inscrit dans un contexte de forte mobilisation diplomatique face à la crise humanitaire en cours à Gaza et à l’enlisement du processus de paix. Cette pression diplomatique saoudienne est-elle bénéfique ? Cette reconnaissance collective renforcera la légitimité internationale des Palestiniens, facilitant une pleine adhésion à l'ONU et une pression diplomatique accrue sur Israël pour un cessez-le-feu, l'entrée de l'aide humanitaire sans conditions et une solution à deux États. Pour les Gazaouis, cela pourrait accélérer l'aide humanitaire et la reconstruction du pays par la suite. L’unité de pays traditionnellement proches d’Israël, comme le Canada ou le Royaume-Uni, dans la reconnaissance de la Palestine, envoie un message fort et créé une pression croissante sur Tel Aviv pour envisager une relance des négociations. Pour les Gazaouis : espoir d’un accès humanitaire et d’une reconstruction accélérée Canalisation de l’aide : Une Palestine reconnue et représentée officiellement pourrait agir comme autorité bénéficiaire d’une aide humanitaire et de reconstruction plus coordonnée, canalisée via l’Autorité palestinienne plutôt que des organisations privées. Fin du blocus : La pression diplomatique collective pourrait rendre politiquement plus coûteux pour Israël de maintenir le blocus sur Gaza, ouvrant potentiellement la voie à un accès humanitaire élargi. Consolidation du plan Arabe : Une reconnaissance internationale donnerait également une base plus solide au plan de reconstruction proposé par la Ligue arabe (soutenu par l’Arabie Saoudite), en assurant un interlocuteur officiel et souverain. Cette collective ouvrirait d’importantes perspectives pour les Palestiniens, notamment en ce qui concerne leur statut international, les efforts de paix et l’aide humanitaire. Mais son impact dépendra largement de la capacité de la communauté internationale à traduire cette reconnaissance en actions concrètes, en particulier face aux résistances sur le terrain.
- Décès du Prince Alwaleed Bin Khalid Bin Talal Al Saud
Le prince Al-Waleed Bin Khalid Bin Talal Al Saud, surnommé le « Prince endormi », est décédé ce samedi 19 juillet 2025. Il était dans le coma depuis 2005 à la suite d’un accident de voiture dans le désert de la région de Riyadh. Membre de la famille royale saoudienne et arrière-petit-fils du Roi Abdulaziz, le Prince Al-Waleed a subi un traumatisme crânien grave, entraînant une hémorragie cérébrale. Il a été maintenu en vie sous respirateur à la Cité médicale du Roi Abdulaziz à Riyadh. En 2015, malgré les recommandations médicales de cesser le maintien en vie, son père, le Prince Khalid Bin Talal, a refusé. Cette décision s’est fondée sur des convictions religieuses profondes et un espoir inébranlable d’un miracle. L’attention prodiguée était permanente, avec mobilisation des meilleurs professionnels de santé et le recours aux technologies médicales les plus avancées. Des rapports ont signalé des mouvements mineurs, comme un doigt levé ou un léger mouvement de tête en 2019 et 2020, mais aucun rétablissement significatif n’a été observé ces dernières années. Le Prince Khalid (son père) ainsi que sa mère et l'ensemble de la famille restant aux côtés du « Prince endormi » jusqu’à son dernier souffle, malgré l’incertitude et la douleur émotionnelle sur une si longue période. Annonce du décès Le décès du Prince Alwaleed Bin Khalid a été officiellement annoncé le samedi 19 juillet 2025, par son père, le Prince Khalid Bin Talal Al Saud, dans un message empreint de tristesse sur les réseaux sociaux. L’annonce a provoqué une vive émotion en Arabie Saoudite et dans de nombreux pays de la région. Le « Prince endormi » restera le symbole d’un combat médical, ayant touché des millions de personnes à travers le monde Arabe. إنا لله وإنا إليه راجعون رحمة الله عليه


















