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Le Prince Héritier a rejeté la demande de normalisation formulée par Trump

  • 26 nov. 2025
  • 2 min de lecture

Lors de la visite de Mohammed ben Salmane à la Maison Blanche le 18 novembre 2025, Donald Trump a fortement insisté pour que l’Arabie Saoudite rejoigne rapidement les Accords d’Abraham et normalise ses relations avec Israël.


Selon plusieurs fuites médiatiques, l’échange a été décrit comme “tendu” : le Prince Mohammed Bin Salman a opposé une fin de non‑recevoir à une normalisation.


Le site d'information Axios a rapporté que les discussions au sommet saoudo-américain entre le Prince Héritier saoudien et le président américain Donald Trump ont abordé le désir de Washington d'obtenir l'adhésion de Riyadh aux accords d'Abraham, mais le Prince Héritier Mohammed Bin Salman a rejeté la demande du président Trump concernant la « normalisation ».


Axios a confirmé que le Prince Héritier a réitéré l'engagement ferme de son pays envers la question palestinienne, qui est au cœur des priorités de la politique étrangère du Royaume, lors de ses entretiens avec Trump, refusant de discuter d'une normalisation sans l'acceptation par Israël d'une solution à deux États et la création d'un État palestinien sur les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale.


De hauts responsables présents à la Maison Blanche ont affirmé : « Le Prince Héritier saoudien a répondu fermement à la demande de Trump et a tenu bon », tandis que deux responsables américains ont décrit le Prince Mohammed Bin Salman à Axios comme un homme fort.


Le Prince Héritier saoudien s'est rendu à Washington pour une visite de travail officielle, sur instruction du Roi Salman Bin Abdulaziz Al Saud, en réponse à une invitation du président américain Donald Trump, le 18 novembre dernier, qu'il a rencontré à la Maison Blanche en grande pompe.


Pour Washington, la ligne saoudienne complique l’ambition d’utiliser l’élargissement des accords d’Abraham comme pilier majeur de sa diplomatie régionale, en l’obligeant à rouvrir le dossier palestinien et à gérer les tensions avec le gouvernement israélien.


Riyadh souligne la nécessité de parvenir à une solution juste qui commence par la création d'un État palestinien indépendant et qui aboutit à l'instauration d'une paix régionale globale et durable, car elle s'est engagée tout au long de son histoire à porter une grande importance aux bases de la paix et à activer le principe du dialogue et des solutions pacifiques à tous les niveaux.


L’Arabie Saoudite répète donc qu’il n’y aura pas de normalisation avec Israël sans établissement d’un État palestinien souverain et sans arrêt des hostilités à Gaza, ce qui ferme la porte à une adhésion rapide aux accords d’Abraham dans le contexte actuel.


En conditionnant son entrée dans les accords à des avancées pour les Palestiniens, Riyadh se pose à la fois en gardien de la cause palestinienne et en arbitre des futurs élargissements, capitalisant sur son statut de leader Arabe et musulman.


Cette posture renforce la capacité de l’Arabie Saoudite à négocier des contreparties sécuritaires, nucléaires et économiques avec les États-Unis, tout en préservant sa marge de manœuvre vis‑à‑vis de l’opinion publique arabe et de ses partenariats avec d’autres grandes puissances.


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