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Dangereux précédent : Riyadh hausse le ton face à l'ambassadeur américain en Israël

  • il y a 7 heures
  • 2 min de lecture

Le Royaume a publié un communiqué très ferme contre les propos attribués à l’ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee, estimant qu’ils constituent une violation du droit international et un dangereux précédent.

Ce qu’a dit l’ambassadeur américain

Mike Huckabee a déclaré, lors d’un entretien avec le célèbre journaliste américain Tucker Carlson, qu’il serait « acceptable » ou « fine » qu’Israël prenne le contrôle de la totalité ou d’une grande partie du Moyen‑Orient, se référant à une lecture biblique des frontières allant du Nil à l’Euphrate.


Il a déclaré : « It would be fine if they took it all » (« Ce serait bien s'ils prenaient tout »), tout en nuançant ensuite en disant qu'Israël ne cherche pas à s'étendre et que c'était une déclaration « quelque peu hyperbolique » mais compatibles avec ses convictions religieuses.


Communiqué officiel du Ministère saoudien des Affaires Étrangères en langue Arabe
Communiqué officiel du Ministère saoudien des Affaires Étrangères en langue Arabe

Dans une déclaration officielle du Ministère des Affaires Étrangères qui « condamne et dénonce catégoriquement » ces déclarations, qualifiées d’« irresponsables », et affirme qu’elles violent le droit international, la Charte de l’ONU et les usages diplomatiques.


Riyadh juge que ces propos constituent un « dangereux précédent » de la part d’un responsable américain ainsi qu'un mépris pour les relations privilégiées des pays de la région avec les États-Unis d'Amérique.


Le communiqué avertit que ce type de position « menace la paix et la sécurité internationales » en attisant l’hostilité envers les peuples et États de la région et en sapant l’ordre international fondé sur la souveraineté des États et le respect des frontières reconnues.

Ce que l’Arabie saoudite demande à Washington

Le Royaume appelle explicitement le Département d’État américain à clarifier sa position officielle sur ces propos, qu’il décrit comme rejetés par les « nations éprises de paix » à travers le monde.


Le Royaume souligne que le système international a établi le respect des frontières géographiques des États et de leur souveraineté sur leurs territoires. Il incombe au ministère américain des Affaires étrangères de clarifier sa position sur cette proposition, rejetée par tous les pays épris de paix.


Le communiqué avertit que ce type de position « menace la paix et la sécurité internationales » en attisant l’hostilité envers les peuples et États de la région et en sapant l’ordre international fondé sur la souveraineté des États et le respect des frontières reconnues.


En filigrane, Riyadh met la pression sur Washington pour se désolidariser clairement de l’ambassadeur ou recadrer sa déclaration, afin d’éviter qu’elle ne soit perçue comme une nouvelle ligne de la politique américaine au Moyen‑Orient.


Cette réaction saoudienne s'inscrit dans un concert de condamnations régionales : Égypte, Jordanie, Ligue arabe, Organisation de la coopération islamique (OCI) et Autorité palestinienne ont également réagi très vivement, qualifiant les propos de provocateurs, extrémistes et contraires au droit international.


Huckabee, évangélique chrétien sioniste convaincu et proche allié de Trump (nommé ambassadeur en 2025 et confirmé en avril 2025), est connu pour ses positions très pro-israéliennes, mais ces commentaires ont provoqué un tollé diplomatique inhabituel, y compris de la part de pays arabes comme l'Arabie Saoudite.

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